Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Monique Amirault sur le combat psychanalytique

« Autisme et Psychanalyse est le nom du terrain où se livre un combat devant lequel nous ne devons pas reculer, combat pour que les forces de vie l’emportent sur les forces de mort, pour que la contingence et l’invention l’emportent sur la haine du vivant et la passion du « tout standard », pour qu’une politique de soins soucieuse du sujet parlant l’emporte sur les protocoles déshumanisés. »

(L’horizon des Journées de l’ECF – Autisme et Psychanalyse, le nom d’un combat. Le Point du Jour – Les journées de l’ECF, avant, pendant, aprèsNo. 54, 20 juillet 2012)

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12 commentaires sur “Monique Amirault sur le combat psychanalytique

  1. lijjeson
    3 septembre 2012

    Les « forces de mort » ? Ce sont des propos délirants, Madame. Quelles « forces de mort ». Ce ne sont que vos fantasmes, et vos délires. « L’invention » ? Mais tout ce que la psychanalyse a dit de nouveau n’était pas bon, et tout ce qu’elle a dit de bon n’était pas nouveau, Madame. Et inventer quoi, au juste, des « concepts », ou des « théories » aussi croquignolesques que la « mère crocodile », la « foclusion », le « refoulé », la « censure », etc…? Mais ce sont des histoires à dormir debout, tout ça, Madame.

    Quelle « haine du vivant » ? Où est-elle cette prétendue « haine du vivant », chez les scientifiques qui corroborent patiemment de nouvelles théories explicatives de l’autisme ? Allons-donc, vous dites n’importe quoi, pourvu que ça mousse.

    Le « tout standard » ? Mais où est donc encore ce soi-disant « tout standard » ? Il faut arrêter avec votre catastrophisme de bistrot, c’est ridicule.

    Une « politique de soins soucieuse du sujet parlant » ? Mais la psychanalyse s’en fiche éperdument du « sujet parlant ». Pour vous en convaincre, lisez donc le livre de Nathan STERN « la fiction psychanalytique » ; lisez encore « Dora s’en va, violence dans la psychanalyse » de Patrick Mahony. Lisez les autres critiques de Freud ou de Lacan : des charlatans qui considéraient que les « patients c’est de la racaille », et j’en passe, et des meilleures. Et les insultes, et les humiliations que vous faites subir aux parents des enfants autistes, Madame, qu’est-ce que cela démontre ? Cela démontre que non seulement votre fumeuse doctrine est tout le contraire d’un humanisme, mais encore, que vous n’avez de « respect » pour le « sujet parlant » que s’il est suffisamment suggestible pour être endoctriné par la psychanalyse qui ne lui sert à rien.

    Des « protocoles déshumanisés » ? Mais la science est toujours faites par des femmes et des hommes, bien plus humains que n’importe lequel des collègues de votre secte. Et pourquoi ? Parce qu’ils acceptent le rationalisme critique consistant à mettre en concurrence pacifique leurs hypothèses afin de trouver les tests intersubjectifs et reproductibles permettant d’en sélectionner les meilleures. Tout cela est bien loin du terrorisme intellectuel quasi constant qui est pratiqué dans votre secte et entre vos propres membres. Et l’on pourrait multiplier d’autres exemples à l’envi, qui démontrent que vous n’avez de leçons d’humanisme, de respect de la personne, de sujet, et de quoique ce soit d’autres à donner à personne.

    Silence, s’il vous plaît. Ce serait plus conforme. Fichez-nous la paix. Vous avez fait assez de mal comme cela à la société avec votre idéologie, votre pseudo-science, qui n’est rien d’autre qu’un totalitarisme sophistiqué.

    Dehors!!..

    • Fouillet
      17 mars 2015

      Un lapin se pose de deux manières! les « forces de mort » consistent à l’exposer dépiauté à l’étal réfrigéré d’un boucher: quand c’est bouché c’est bouché !. L’autre serait de le sortir « à poil » du chapeau du cirque de la pensée! après ça, j’ai RIEN dit, je ne suis qu’une AMP si peu est cultivé.
      Dehors! dites-vous!! la force de vie de ce lapin est celle du furet:  » il court, il court ! »

  2. Van Rillaer
    4 septembre 2012

    Pas grand-chose à ajouter à cette magnifique analyse des sophismes de Mme Amirault

    Je note que dans le même texte, disponible sur le Net, Mme Amirault a écrit :

    « Lacan nous éclaire. La psychanalyse est un symptôme, disait-il, symptôme dont il pressentait la disparition au profit du discours de la science. Le maintien du discours analytique est à notre charge. »

    1) Comme le montre bien François Roustang, qui fut disciple de Lacan avant d’être révulsé par ses mystifications, Lacan a désespérément essayé de faire de la psychanalyse une science (voir : « Lacan. De l’équivoque à l’impasse », Ed. de Minuit, 1986, 120 p.)

    Pour des exemples de déclarations de Lacan lui-même sur cet échec :

    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLkJhdmFyZGFnZS4xOTc3LnBkZg%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLkVzY3JvcXVlcmllLmRvYw%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    2) Monique Amirault déclare qu’il faut maintenir le discours analytique et livrer combat. On la comprend : quand on gagne (peut-être très bien) sa vie avec ce discours et qu’on ne connaît rien d’autre (en tout cas pas de près), il faut livrer combat pied à pied. Tout le monde n’a pas le privilège que j’ai eu d’un salaire de professeur d’université, me permettant la remise en question de ma foi en la psychanalyse et de me réorienter à 36 ans vers le psychologie scientifique et les TCC

    J. Van Rillaer
    Prof émérite de l’université de Louvain
    et des Facultés universitaires St-Louis

    • Juliette Keldun
      6 septembre 2012

      PU à 36 ans… Mazette! 😉

  3. Juliette Keldun
    6 septembre 2012

    Bonjour,
    On se marre bien ici.
    Mais avez-vous entendu parler de l’effet Streisand? En gros: ne craignez-vous pas d’empêcher que toutes ces absurdités ne sombrent doucement dans l’oubli?
    Juliette.

    • Van Rillaer
      7 septembre 2012

      Chère Juliette,

      Craindre un effet Streisand? Pas du tout.
      Dans la France freudo-lacanienne (on peut y inclure la Belgique francophone), ces absurdités sont dans toute la Presse lue par les intellectuels et les détenteurs du pouvoir politique. Les journalistes sont toujours prêts à donner la parole aux analystes, qui sont toujours disposés à parler avec une totale assurance sur n’importe quoi.

      A titre d’exemple, les analyses freudo-lacaniennes parues dans « Le Monde » et « Libération » sur le comportement de DSK dans la chambre du Sofitel:

      http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0RTSy5TaW5jbGFpci5wc3ljaGFuYWx5c2UucGRm&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

      Dans ce document, vous trouverez également la glorification de la psychanalyse par Anne Sinclair, qui aurait dû depuis longtemps conseiller à son cher mari (alias « chimpanzé en rut ») de fréquenter le divin divan. En effet, Freud disait que son traitement servait à « édifier de nouvelles digues, qui ne cèdent pas facilement à la marée montante de l’accroissement pulsionnel » (In: L’analyse finie et l’analyse infinie (1937) Œuvres complètes, PUF, 2010, XX, p.28). On aurait pu tester l’efficacité sur un personnage éminent, pressenti à la présidence de la France.

      Le Freudquotidien permet de lire des démontages de la logomachie lacanienne et des mensonges freudiens. C’est un site unique, à faire connaître.

      • Juliette Keldun
        7 septembre 2012

        D’accord, c’est de l’agit’ prop’, alors ce blog? ça me va.

  4. Juliette Keldun
    8 septembre 2012

    Caeteris paribus; les propos de madame amirault me font penser aux réactions violentes des philosophes heideggériens contre la philosophie qui s’intéresse aux sciences et qui s’appuie sur la logique

    • Indira
      13 mars 2015

      Bonne remarque ! Notre nazi préféré a complètement pollué la vie intellectuelle française jusqu’à nos jours et son analyse de la « technique » et de la « pensée calculante » (juive) est partout, chez les auteurs prétendument les moins conservateurs. Une bonne vieille tradition médiévale. Les sciences de l' »Âme » n’y échappent pas.

  5. Woody Allen 31
    23 septembre 2012

    Cette brave dame ne fait que des déclarations à l’emporte pièce, c’est quoi la « haine du vivant » ? c’est quoi « la passion du tout standard » ? c’est quoi les « protocoles déshumanisés »…. tout comme l’appel des appel http://www.appeldesappels.org/ ce ne sont que des affirmations subjectives, péremptoires et arbitraires, où ce qui compte ce ne sont que les effets, de ficher la trouille…

  6. Juliette Keldun
    24 septembre 2012

    Il faut se mettre à la place des psychanalystes. Pendant un certain nombre d’années, ils ont pu se payer le luxe d’avoir une influence quasi-inconstestée sur toute pensée touchant la « psychologie », sans avoir à organiser des systèmes de contrôle coûteux et inefficaces (camps de rééducation, police politique, écoutes téléphoniques…). Aujourd’hui qu’il semble que la plupart des découvertes touchant la psychologie ne confirment pas du tout ce qu’ils racontent, c’est le choc. Certains se reconvertissent, mettent de l’eau dans leur vin, d’autres réagissent dans l’outrance et la rhétorique…

  7. sissa
    2 juin 2013

    Ce qui est très clair dans ces propos, c’est que visiblement, ce qui importe à Monique Amirault, ce n’est pas le sort des autistes, mais celui de la psychanalyse…

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Cette entrée a été publiée le 20 juillet 2012 par dans Autisme, Monique Amirault, Psychanalyse, Science, évaluation, DSM & TCC, et est taguée , , , , .

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