Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Franck Trommenschlager sur les critiques de la psychanalyse

« Matthieu Ricard s’appuie sur les travaux de Franck Ramus, Mais chacun sait que cet homme, enfermé dans un laboratoire, souffre du même syndrome post-traumatique obsessionnel que Michel Onfray ! Et que de ce fait, leurs facultés d’analyses et de neutralités en sont fortement perturbées… La rancœur est leur quotidien, et je pense qu’un moine bouddhiste ‘digne de ce nom’ doit se rappeler un vérité fondamentale du TAO, à savoir : ‘Seul le mariage des opposés permet l’approche des vérités objectives’. Même les novices le savent, alors comment expliquer qu’un homme que jusque-là j’admirais tombe lui aussi dans la bêtise du Pharmakos ? »

(LA TRAHISON DE MATTHIEU RICARD !, le 06 octobre 2013)

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14 commentaires sur “Franck Trommenschlager sur les critiques de la psychanalyse

  1. lijjeson
    13 octobre 2013

    …ah, évidemment, il fallait s’en douter : encore un critique de la psychanalyse qui souffre de problèmes « psychiques ». Et oui : si vous critiquez la psychanalyse, c’est que vous êtes « malade ». Donc vous « justifiez » la psychanalyse! La psychanalyse n’est jamais battue en brèche par la (vaine) critique, elle est toujours confirmée par la critique! C’est vraiment une « déesse » mythologique que cette « psychanalyse ». Rien ne peut l’atteindre, rien ne peut la réfuter (…), elle sort toujours grandie de tout, en rabaissant tous ceux qui osent dire des vérités vraiment pas bonnes à dire sur son compte.

    Mais ce débat, si l »on peut dire, est plus que carbonisé. Il date des débuts de l’histoire de la psychanalyse. En même temps, la durée de ce débat, et sa teneur permet aux critiques de la psychanalyse d’être confortés sur plusieurs points :

    * La psychanalyse « fonctionne » comme une pseudo-science. Elle est en dehors de tout champ scientifique, puisqu’elle rejette de manière explicite ce qui fait la cheville ouvrière de la science : le rationalisme critique.

    * La psychanalyse « fonctionne » comme une tromperie : elle prétend renvoyer dans l’irrationnel ce même rationalisme critique dirigé contre elle et sur la base de ses propres théories non démontrées. Elle prétend encore et toujours décrire, expliquer, rejeter, toujours sur la base de ce qu’il y a démontrer : ses propres théories.

    * Le comportement social des défenseurs de la psychanalyse contre leurs critiques est toujours le même : il confirme et participe à l’irréfutabilité de la doctrine et encore une fois à son caractère pseudo-scientifique rejetant toute procédure objective et indépendante de mise à l’épreuve de ses théories.

    etc..

  2. Gérard Menlupluscon
    13 octobre 2013

    Arf ! L’argument éculé de l’opposant à la psyKK , forcément malade, accouplé à la citation du moine bouddhiste fait entrer cette tirade de Franck Trommenschlager directement dans le top 10 des sentences les plus niaises de l’année. Mais il faut bien comprendre que confrontée à la vérité objective fondée sur les preuves, la psyKK rencontre quelques difficultés majeures !

  3. Franck Trommenschlager
    14 octobre 2013

    toute réaction de votre part me satisfait. merci

    • Jacques Van Rillaer
      15 décembre 2013

      1) Lacan écrivait : « L’agressivité est la tendance corrélative d’un mode d’identification que nous appelons narcissique » (Écrits, p. 110).
      Ainsi un Franck s’identifie immanquablement à un Frank et de cela résulte la «tendance corrélative» : l’agressivité.

      2) La psychanalyse est l’herméneutique par excellence, celle à laquelle rien ne résiste, celle qui a toujours le dernier mot.

      Les propos de Frank Trommelschlager illustrent ce pouvoir par deux outils herméneutiques particulièrement efficaces :

      a) Le décodage de toute objection au freudisme comme expression d’une pathologie mentale ou du moins d’une résistance inconsciente.

      À des dissidents et des opposants, Freud a attribué les diagnostics de névrosé (Jung, Rank), d’obsessionnel (Bleuler), de psychotique (Rank, Ferenczi), de paranoïaque (Adler, Ferenczi), de pervers (Stekel), de sadique (Adler), d’homosexuel (Bleuler, Hirschfeld).
      Pour des détails et des références précises, voir le site :

      http://www.icampus.ucl.ac.be/claroline/course/index.php?cid=EDPH2277
      Choisir le document : Psychanalyse.Psychiatrisation.pdf

      Notons toutefois que Freud, dans un éclair exceptionnel de lucidité, a reconnu que:
      « Le fait qu’une doctrine soit psychologiquement déterminée n’exclut nullement qu’elle soit scientifiquement correcte » (Das Interesse an der Psychoanalyse, 1913, G.W., VIII 407)…

      Autrement dit : le fait de souffrir d’un « syndrome post-traumatique obsessionnel » (quelle curieuse entité diagnostique !) n’exclut nullement d’énoncer des propositions scientifiquement correctes.

      b) La découverte du sens caché des conduites par l’analyse du nome et/ ou du prénom. Un gars qui, dans la langue de Freud, s’appellerait « Trommelschläger » (tambour) est sans doute quelqu’un qui, inconsciemment, fait beaucoup de bruit pour rien. Pour des exemples de l’onomastique freudienne (ce que Lacan appelait « la pratique de la lettre »), voir le site :

      http://www.icampus.ucl.ac.be/claroline/course/index.php?cid=EDPH2277
      Choisir le document : Psychanalyse.Noms.pdf

      J. Van Rillaer
      Ex-analyste freudo-lacanien, reconverti à la psychologie scientifique
      Professeur émérite à l’université de Louvain

    • texavery31
      14 mars 2015

      avant de critiquer Matthieu Ricard renseignez vous au moins sur le bouddhisme… cela vous éviterait de paraître ignorant, que vient faire le Taoïsme avec le bouddhisme ? de plus d’où sortez vous cette citation du Tao absente du corpus taoïste ? votre cuistrerie se manifeste également par l’usage de pharmakos… visiblement, vous n’avez jamais fait de grec…car le mot est pharmakon et non pas pharmakos, quant à l’étymologie que vous donnez notamment sur votre site elle est totalement fantaisiste…consultez donc le Liddel et Scott et le Chantraine, vous êtes bien un psykk, cuistre et arrogant…TRAVAILLEZ… cela vous rendra plus humble…

      • lijjeson
        14 mars 2015

        Bravo, excellent réponse! (Patrice Van den Reysen).

    • lijjeson
      14 mars 2015

      « Seul le mariage des opposés permet l’approche des vérités objectives » ? L’on peut penser que c’est faux. Et cela ressemble à la « pensée » de Hegel avec sa fameuse triade dialectique. Non point que cette triade thèse – antithèse – synthèse soit à rejeter, mais parce que Hegel croyait que la synthèse servait à unifier les contradictions en les conciliant à un niveau plus élevé. Voilà qu’elle fut son erreur (comme dans bien d’autres domaines où Hegel ne proféra que des sottises).

      Dans son tome 2 de la « Société ouverte et ses ennemis », Karl Popper nous parle de Kant et ce sert de sa pensée pour critiquer Hegel. Je cite Popper : « Dans la Critique de la Raison pure, Kant, influencé par Hume, déclare que la spéculation ou la raison pure, quand elle s’aventure dans un domaine où elle ne peut pas être vérifiée par l’expérience, court le risque de tomber dans des contradictions ou « antinomies », et de donner lieu à ce qu’il dénomme sans ambiguïté des absurdités, de simples illusions, ou encore un dogmatisme stérile et une prétention superficielle » (Popper, 1979, p. 26). Popper poursuit sur la même page en écrivant : « (…) il (Kant) entreprend alors de démontrer qu’à toute assertion ou thèse, concernant par exemple la création du monde ou l’existence de Dieu, on peut opposer une contre-assertion ou antithèse, l’une ou l’autre pouvant découler des mêmes prémisses et être établies par des preuves également valides. Autrement dit, la spéculation soustraite à l’expérience est dépourvue de toute valeur scientifique, puisque à chaque argument invoqué peut être opposé un contre-argument. » (Popper, 1979, p. 26).

      Mais, poursuit Popper, à propos de la dialectique hégélienne : « C’est là, je veux bien en convenir, une assez bonne description de la manière dont procède une discussion critique, et souvent aussi la pensée scientifique. Toute critique a en effet pour objet de signaler des contradictions, et le progrès scientifique consiste pour une large part à les éliminer. Mais ce que cela signifie, c’est que la science pose en principe que les contradictions sont inadmissibles et doivent être éliminées ; si elles subsistent, la science s’effondre. » (Popper, 1979, p. 27). Puis : « Hegel, lui, tire de sa triade dialectique une toute autre leçon. Puisque ce sont les contradictions qui font progresser la science, elles sont non seulement inévitables, mais hautement souhaitables, dit-il, au risque d’éliminer du même coup tout discussion et tout progrès. Il ne faut pas s’y tromper, cette thèse-là est bien au coeur de la doctrine hégélienne. « Toutes choses sont contradictoires en elles-mêmes », affirme-t-il, son intention étant manifestement de supprimer tout recours à la raison et de rendre impossible le progrès scientifique et intellectuel. » (Popper, 1979, p. 27).

      Voilà.

      Je pense à présent qu’il est des plus facile d’identifier la « méthode » ou le modus vivendi « cognitif » des psychanalystes et en particulier des jobards de la psychanalyse lacanienne. La psychanalyse lacanienne n’est qu’un avatar de plus de la « philosophie » de Hegel sur laquelle le jugement de Schopenhauer fut sans appel : « encore un rêve de dément, issu de la langue et non de la tête ». Voilà très exactement ce que l’on peut penser de la psychanalyse lacanienne.

      Non, on ne trouve aucune vérité objective en admettant des contradictions, mais par contre, la controverse des idées est logiquement nécessaire pour s’approcher de la vérité, à condition que les idées controversées puissent être soumises à des tests indépendants et contrôlables de manière intersubjective. Et l’on soumet des théories à l’épreuve des tests, en examinant en premier lieu, leurs relations logiques, puis par rapport à leurs conséquences.

      Hegel ne fut qu’un charlatan de la philosophie. Il est normal de retrouver presque toute sa « pensée » (..?) dans le lacanisme, et les lacaniens auront beau faire pour en masquer leurs origines, ce n’est pas en coupant les oreilles des ânes que l’on les transforme en chevaux de course….

      Patrice Van den Reysen

    • lijjeson
      14 mars 2015

      « Toute réaction de votre part me satisfait. Merci ». Oui, évidemment, puisque vos lubies psychanalytiques sont irréfutables. Tout, absolument tout peut entrer dans votre fourre-tout de « l’inconscient », etc.

      Il n’est donc pas une seule de nos « réactions » qui ne puisse être interprétée avec votre théorie, laquelle vous permet toujours de jouer ad nauseam les bouffons de la rhétorique. Seulement, là où vous, vous voyez de la prétendue « force » (…) d’explication dans vos théories, c’est plutôt le signe patent de sa faiblesse : les lubies que vous défendez ne peuvent voir que des confirmations toujours lues ou inférées de leur prétendue « lumière ». Des confirmations et uniquement cela. Impossible de vous prendre en défaut, et tout impossible de parvenir à réfuter ou à corroborer vos théories. Mais je doute fortement que vous saisissiez la différence très importante entre la notion de confirmation (laquelle renvoie au biais de confirmation d’hypothèse), à celle de corroboration qui signifie qu’une théorie n’est corroborée que si elle a passé avec succès un test inédit par la nouveauté de ses conditions initiales (je souligne), lequel tentait de la réfuter.

      Le psychanalyste Pierre-Henri Castel, remarque bien d’ailleurs, « l’ignorance crasse » en matière d’épistémologie et de science de la majorité des psychanalystes, au début de son livre « A quoi résiste la psychanalyse » (bien le reste du contenu échoue à démontrer que Grünbaum et Borch-Jacobsen puissent avoir eu tort, et bien que le titre même de son livre démontre que son auteur compte utiliser toujours les mêmes méthodes circulaires pour tenter encore de valider la psychanalyse. Pourquoi ? On note le verbe « résister » employé par Castel, et l’on ne peut s’empêcher de songer à la théorie fumeuse des résistances inconscientes développé par la psychanalyse. Donc, si la psychanalyse résiste au changement, il nous suggère de rechercher des raisons… psychanalytiques !).

      Je passe sur l’avis de Grünbaum au sujet des compétences de Roudinesco en matière d’épistémologie, cela nous ferait trop rire, car il dit avec raison qu’elle n’y connaît rien et qu’elle n’est pas capable d’une discussion sérieuse à ce niveau.

      Patrice Van den Reysen.

  4. Lijjeson
    14 octobre 2013

    « Toute réaction de votre part me satisfait. Merci ». Bien entendu, nous vous comprenons. Comme nous essayons de le dire, il ne sert à rien d’argumenter de manière critique contre vous : soit vous considérerez (à tort) que nos critiques ne sont pas rationnelles (pourtant elles le sont) ; soit que nous ne connaissons pas assez la psychanalyse pour nous permettre d’en parler, ou que pour se permettre de la critiquer il faudrait d’abord être analyste ou avoir été analysé ; (cet argument, soit dit en passant est nul et non avenu) ; etc..

    Bref, la psychanalyse a appris un comportement « social » à ses adeptes et à ses défenseurs, lequel consiste à se « satisfaire » de cette situation : tout ce que l’on dit contre la psychanalyse « prouve » son bien fondé! Ou encore, tout ce que l’on dit contre les arguments d’un analyste qui défend la psychanalyse, « prouve » le bien-fondé de l’argumentation de l’analyste, et le côté soi-disant « pathogène » des critiques!…

    Bref, pour le psychanalyste en face de ses critiques, voilà ce qu’il nous dit, ou ce qu’il leur dit : « pile je gagne, face, vous perdez, quoiqu’il arrive! »…

    Mais… cette arrogance, cette infatuation, cette mauvaise ironie (car la bonne ironie dit la vérité, bien entendu) prête le flanc, à bon droit à l’accusation de charlatanisme vis-à-vis de ceux qui adoptent la posture de Mr. Franck Trommenschlager.

    Rien ne peut vous atteindre ? Rien ne peut mettre significativement à mal la psychanalyse ? Alors, vous êtes bien des charlatans, et votre psychanalyse une théorie zéro. Bonne nuit, Mr. Trommenschlager. Votre réaction nous a également beaucoup satisfait et conforté.

    • épsykastémologue
      26 décembre 2013

      Lisez ça, il y a un interlocuteur extrêmement sérieux aux critiques de la psychanalyse : Popper, Grunbaum et autres sont pris en compte. J’aimerais beaucoup discuter avec vous de cela après avoir lu vos commentaires sur l’araignée, qui sont extrêmement limpides. http://pierrehenri.castel.free.fr/Articles/IntroductionAQRlP.htm

  5. Franck Ramus
    27 octobre 2013

    C’est vraiment m’accorder beaucoup d’importance. D’après ce que j’ai pu voir, Ricard ne cite de moi qu’une interview que j’ai donnée à Sciences & Avenir, de là à appeler ça « des travaux »…

  6. Van Rillaer
    16 décembre 2013

    La psychanalyse est l’herméneutique par excellence, celle à laquelle rien ne résiste, celle qui a toujours le dernier mot. Les propos de Frank Trommelschlager illustrent ce pouvoir par ces deux outils herméneutiques particulièrement efficaces :

    1) Le décodage de toute objection au freudisme comme expression d’une pathologie mentale ou du moins d’une “résistance inconsciente”.
    À des dissidents et des opposants, Freud a attribué les diagnostics de névrosé (Jung, Rank), d’obsessionnel (Bleuler), de psychotique (Rank, Ferenczi), de paranoïaque (Adler, Ferenczi), de pervers (Stekel), de sadique (Adler), d’homosexuel (Bleuler, Hirschfeld).
    Pour des détails et des références précises, voir le site :

    http://www.icampus.ucl.ac.be/claroline/course/index.php?cid=EDPH2277
    Choisir le document : Psychanalyse.Psychiatrisation.pdf

    Notons toutefois que Freud, dans un éclair exceptionnel de lucidité, a reconnu que :
    « Le fait qu’une doctrine soit psychologiquement déterminée n’exclut nullement qu’elle soit scientifiquement correcte » (Das Interesse an der Psychoanalyse, 1913, G.W., VIII 407)…

    Autrement dit : le fait de souffrir d’un « syndrome post-traumatique obsessionnel » (quelle curieuse entité diagnostique ! ni chez Freud, ni dans le DSM) n’exclut nullement d’énoncer des propositions scientifiquement correctes. Peut-être même cette souffrance a-t-elle permis de reconnaître des vérités cachées aux yeux du commun des mortels.

    2) La découverte du sens caché des conduites par l’analyse du nom et/ ou du prénom.
    Un gars qui, dans la langue de Freud, s’appellerait « Trommelschläger » (tambour) est peut-être bien quelqu’un qui, “inconsciemment”, fait beaucoup de bruit pour rien.
    Pour des exemples de l’onomastique freudienne (ce que Lacan appelait « la pratique de la lettre »), voir le site :

    http://www.icampus.ucl.ac.be/claroline/course/index.php?cid=EDPH2277
    Choisir le document : Psychanalyse.Noms.pdf

    J. Van Rillaer
    Ex-analyste freudo-lacanien, reconverti à la psychologie scientifique
    Professeur émérite à l’université de Louvain

  7. traroth
    28 juillet 2014

    « syndrome post-traumatique obsessionnel » : Il fallait oser. Vous avez eu Onfray en consultation, pour pouvoir ainsi établir un diagnostic ? Ou le simple fait de critiquer Freud est déjà suffisant pour être classé comme fou ?

    Ce n’est pas que je sois forcément d’accord avec lui, mais je trouve que vous vous simplifier drôle la vie !

  8. lijjeson
    14 mars 2015

    « Seul le mariage des opposés permet l’approche des vérités objectives » ? L’on peut penser que c’est faux. Et cela ressemble à la « pensée » de Hegel avec sa fameuse triade dialectique. Non point que cette triade thèse – antithèse – synthèse soit à rejeter, mais parce que Hegel croyait que la synthèse servait à unifier les contradictions en les conciliant à un niveau plus élevé. Voilà qu’elle fut son erreur (comme dans bien d’autres domaines où Hegel ne proféra que des sottises).

    Dans son tome 2 de la « Société ouverte et ses ennemis », Karl Popper nous parle de Kant et ce sert de sa pensée pour critiquer Hegel. Je cite Popper : « Dans la Critique de la Raison pure, Kant, influencé par Hume, déclare que la spéculation ou la raison pure, quand elle s’aventure dans un domaine où elle ne peut pas être vérifiée par l’expérience, court le risque de tomber dans des contradictions ou « antinomies », et de donner lieu à ce qu’il dénomme sans ambiguïté des absurdités, de simples illusions, ou encore un dogmatisme stérile et une prétention superficielle » (Popper, 1979, p. 26). Popper poursuit sur la même page en écrivant : « (…) il (Kant) entreprend alors de démontrer qu’à toute assertion ou thèse, concernant par exemple la création du monde ou l’existence de Dieu, on peut opposer une contre-assertion ou antithèse, l’une ou l’autre pouvant découler des mêmes prémisses et être établies par des preuves également valides. Autrement dit, la spéculation soustraite à l’expérience est dépourvue de toute valeur scientifique, puisque à chaque argument invoqué peut être opposé un contre-argument. » (Popper, 1979, p. 26).

    Mais, poursuit Popper, à propos de la dialectique hégélienne : « C’est là, je veux bien en convenir, une assez bonne description de la manière dont procède une discussion critique, et souvent aussi la pensée scientifique. Toute critique a en effet pour objet de signaler des contradictions, et le progrès scientifique consiste pour une large part à les éliminer. Mais ce que cela signifie, c’est que la science pose en principe que les contradictions sont inadmissibles et doivent être éliminées ; si elles subsistent, la science s’effondre. » (Popper, 1979, p. 27). Puis : « Hegel, lui, tire de sa triade dialectique une toute autre leçon. Puisque ce sont les contradictions qui font progresser la science, elles sont non seulement inévitables, mais hautement souhaitables, dit-il, au risque d’éliminer du même coup tout discussion et tout progrès. Il ne faut pas s’y tromper, cette thèse-là est bien au coeur de la doctrine hégélienne. « Toutes choses sont contradictoires en elles-mêmes », affirme-t-il, son intention étant manifestement de supprimer tout recours à la raison et de rendre impossible le progrès scientifique et intellectuel. » (Popper, 1979, p. 27).

    Voilà.

    Je pense à présent qu’il est des plus facile d’identifier la « méthode » ou le modus vivendi « cognitif » des psychanalystes et en particulier des jobards de la psychanalyse lacanienne. La psychanalyse lacanienne n’est qu’un avatar de plus de la « philosophie » de Hegel sur laquelle le jugement de Schopenhauer fut sans appel : « encore un rêve de dément, issu de la langue et non de la tête ». Voilà très exactement ce que l’on peut penser de la psychanalyse lacanienne.

    Non, on ne trouve aucune vérité objective en admettant des contradictions, mais par contre, la controverse des idées est logiquement nécessaire pour s’approcher de la vérité, à condition que les idées controversées puissent être soumises à des tests indépendants et contrôlables de manière intersubjective. Et l’on soumet des théories à l’épreuve des tests, en examinant en premier lieu, leurs relations logiques, puis par rapport à leurs conséquences.

    Hegel ne fut qu’un charlatan de la philosophie. Il est normal de retrouver presque toute sa « pensée » (..?) dans le lacanisme, et les lacaniens auront beau faire pour en masquer leurs origines, ce n’est pas en coupant les oreilles des ânes que l’on les transforme en chevaux de course….

    Patrice Van den Reysen

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Cette entrée a été publiée le 6 octobre 2013 par dans Franck Trommenschlager, Psychanalyse, Science, évaluation, DSM & TCC, et est taguée , , , , .

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