Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Jean-Claude Maleval sur la méthode ABA

« elle ne cherche pas le consentement de l’enfant, ne s’intéresse pas à sa cognition, méconnaît l’objet autistique, ne tente pas de décrypter ses comportements, ne tient pas compte de ses angoisses, néglige de prendre appui sur ses centres d’intérêt, etc. »

(Lettre ouverte à Madame Touraine, ministre de la santé, pour le retrait du 3ème plan autisme, Lacan quotidien 330, le 11 juin 2013)

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10 commentaires sur “Jean-Claude Maleval sur la méthode ABA

  1. Josiane
    12 juin 2013

    Jean-Claude Mal-éval-lu l’ABA et n’y entend que KOuic ! Hips !

  2. Bienéval
    12 juin 2013

    L’ABA permet à des enfants avec autisme à gagner en autonomie. Elle développe leurs capacités de communication. Elle réduit les troubles du comportement, les écholalies, les comportements à risque. Elle permet souvent l’accès à la scolarisation….
    Bref tout ce que ne fait pas la psychiatrie institutionnelles et les méthodes d’approches psychanalytique.
    Cette méthode a fait l’objet d’évaluations publiées…ce que ne peut fournir la psychanalyse. Dans les pays et états où elle est pratiquée les autistes sont beaucoup moins médicamentés qu’en France. La scolarisation y est de 80% à 100% quand en France c’est 20%.
    Le fait de gagner en autonomie et en connaissances aide les enfants à diminuer leurs angoisses. Cette méthode s’intéresse beaucoup à la compréhension des comportements mais ne recherche pas des pseudo décryptages ésotériques et fumeux principalement basés sur des théories obsolètes et grandement contredites pas les études scientifiques. Les centres d’intérêts de l’enfant sont très fortement pris en compte et sont d’utiles renforçateurs. L’ABA ne culpabilise pas les mères. La famille est totalement partie prenante de la prise en charge et n’est pas considérée pathogène ! Je préfèrerai que monsieur Maleval nous indique les études qui démontre la moindre utilité aux camisoles de linges mouillés et glacés, aux flaques d’eau et aux atelier contes. Qu’il nous donne les témoignages de parents qui grâce à ces escroqueries ont vu leurs enfants progresser, apprendre, devenir autonomes. Ayant un enfant autiste, je n’est jamais vu d’objet autistique…j’ai juste vu un enfant avec des délétions génétiques (identifiées), qui a eu un neurodéveloppement différent des autres…mais qui grâce à notre refus des IME et HJ que des psy de formation et de religion psychanalytique voulaient imposer…a maintenant le permis de conduire et est en train de passer son bac. Pourtant…que n’a-t-on entendu de comparses de M Maleval sur la trop grande souffrance que représentait l’école, la nécessité de « soins » du type des trois décrit plus haut … de la nécessité d’attendre « l’émergence de son désir de sortir de l’autisme »…cet autisme « choix du sujet » !!! Alors MMaleval…laissez les familles qui le souhaitent avoir enfin droit à des prises en charge utiles et efficace…car ce que vous avez à proposer constitue un véritable scandale de santé publique…une non assistace et un défaut de soins adaptés !!!

  3. Anna
    13 juin 2013

    Monsieur Jean-Claude Maleval allez donc faire un tour au Canada où tous les enfants autistes vont à l’école avec des ABA. Grâce à cet prise en charge certain vont même jusqu’à l’université (44%) et trouvent leur place dans la société comme nous tous. La psychanalyse n’a jamais permis aux personnes atteintes d’autisme de devenir des hommes et femmes à part entière et ne donne comme solution d’avenir que l’internement à vie.
    Merci docteur Freud mais laissé à César ce qui est à César et l’autisme est en aucune façon une maladie qui se traite par la psychanalyse, elle est du domaine de la génétique et de la neurologie simplement beaucoup d’amour pour calmer les angoisses principalement dues a des déséquilibre chimique de l’organisme tel que les personnes ayant des troubles thyroïdiens qui subissent aussi par instant de gros moments d’angoisses mais pour eux il y a le levotirox, pour nos enfants rien encore. Alors simplement écouter un peu plus les parents et ceux qui aident tant nos enfants dans leur quotidien et surtout lissez un peu plus l’anglais cela vous évitera de dire des absurdités.

  4. juliette1807
    13 juin 2013

    Arthur, diagnostiqué autiste à 2 ans. Prise en charge ABA commencée à 2 ans et demi. Après 15 jours, plus de crises, langage 2 mois après….j’en passe…maintenant à 7 ans et demi, il est en cp, bientôt en CE1, premier de sa classe….je ne fais que constater cher monsieur…ah oui, vos confrères nous avaient dit :  » surtout ne faîtes rien car ça peut s’aggraver, mais je ne m’inquiète pas il est tombé dans une bonne famille…. »CQFD…

    • Sayegh Joachim
      26 août 2013

      Merci pour ce message d’espoir.

  5. Lutin sur tête de dragon
    13 juin 2013

    Il est tout à fait surprenant que de tels courriers soient adressés aux autorités, car si la présentation et l’orthographe sont corrects, le contenu est tellement faux que cela servira les intérêts du lobby surpuissant qui a envahi toutes nos universités, toutes nos écoles de médecine, toutes nos émissions cultes et culturelles.

    On pourrait nous traiter de Donkichiottes et sur le plan stratégique cela est déplorable.

    J’ai l’air dissocié dans ce que j’écris là ?… Huuum… pour en avoir le coeur net une autopsychanalyse serait la bienvenue.

  6. Olivier
    13 juin 2013

    Cher « professeur »,
    si vous aviez vraiment fait vos devoirs sur ce sujet que vous abordez pourtant souvent, vous sauriez qu’il n’y a pas de méthode ABA, tout comme il n’y a pas une psychanalyse, comme vous le savez bien.

    « ABA is defined as the science in which the principles of the analysis of behavior are applied systematically to improve socially significant behavior, and in which experimentation is used to identify the variables responsible for change in behavior.[18] It is one of the three fields of behavior analysis. The other two are behaviorism, or the philosophy of the science; and experimental analysis of behavior, or basic experimental research.[3]. ABA-based techniques are often used to treat autism, so much so that ABA itself is often mistakenly considered to be synonymous with therapy for autism. » wikipedia

    Si vous souhaitez parler des méthodes de traitement de l’autisme utilisant les principes de l’ABA, il vous faut distinguer différentes techniques, exactement comme il existe plusieurs écoles d’apprentissage de la lecture, dont l’efficacité est inégale, et qui témoignent d’améliorations progressives : voir ce lien
    par exemple :
    http://www.aba-sd.info/aba-et-autisme/pratiques-guidees-par-laba

    Eh oui, les techniques comportementales / développementales évoluent et les méthodes gagnent chaque jour en efficacité et en pertinence, parce qu’elles intègrent par construction évaluation des résultats et échanges entre professionnels : ici comme partout ailleurs, c’est bien comme ça qu’on progresse, et pas en parlant de l’unicité du sujet et de l’impossibilité d’évaluer des résultats liés à la variété des cas. Cette variété existe dans la quasi totalité des activités du champ humain, y compris en psychologie, et ça n’a jamais empêché l’évaluation des résultats et le progrès. Il n’y a rien de scientiste là dedans…

    Prendre cela en compte éviterait de voir d’énormes contresens sur ce même site, comme « l’ABA a été condamnée par la Cour Suprême du Canada » et autres formulations / amalgames sans queue ni tête … Comme dire que l’ABA a été évaluée « C », ça ne veut rien dire non plus.

    En revanche, il n’est pas si difficile d’évaluer qu’une approche éducative s’appuie bien sur des concepts ABA : ici encore, wikipedia en donne une définition assez simple : http://en.wikipedia.org/wiki/Applied_behavior_analysis
    Comme on le voit, il ne suffit pas de jouer avec trois images pour avoir une approche inspirée des principes de l’ABA. Mais vous vous en seriez douté.

    En tous cas, ce qui est sur, c’est qu’aucune association professionnelle américaine n’a imaginé évaluer l’efficacité des interventions psychodynamiques à la française que voudraient promouvoir M. Maleval et consorts. Je pense qu’elles estiment (à juste à titre, à mon sens) avoir mieux à faire que de regarder 30 ans en arrière !

  7. Olivier
    13 juin 2013

    Pour être complet et précis, c’est important pour faire avancer la discussion :
    les conclusions du rapport Warren à l’association américaine de Pédiatrie :

    « CONCLUSIONS
    There is not yet adequate evidence to pinpoint
    specific behavioral intervention approaches
    that are the most effective for
    individual children with ASDs. Authors of
    individual studies have reported positive
    outcomes from early and intensive behavioral
    and developmental intervention
    in cognitive performance, language
    skills, and adaptive behavior when delivered
    over substantial intervals of time
    (ie, 1–2 years) compared with broadly
    defined eclectic treatments. Variability
    in terms of response to such approaches
    seems great with subgroups
    of children who demonstrate more moderated
    response. To date, our ability to
    describe and predict these subgroups is
    limited. »

    Ce qui signifie très précisément :
    « Il n’y a pas aujourd’hui de preuves adéquates permettant de mettre en avant certaines approches comportementales par rapport à d’autres sur le plan de l’efficacité pour des enfants atteints d’autisme. »

    Ce qui signifie que l’on n’a pas assez de recul pour dire qu’une des approches est meilleure que l’autre.

    Ce qui est quand même fondamentalement différent des conclusions tirées ici, qui seraient que les méthodes comportementales sont inefficaces : on a juste pas encore le recul pour savoir laquelle est la plus efficace. Ce sont néanmoins les seules qui ont été étudiées, donc on peut imaginer que si d’autres techniques avaient été intéressantes…

    Ah, mauvaise foi, quand tu nous tiens… Ou peut être le Professeur Maleval ne maîtrise -t-il pas suffisamment l’anglais pour rentrer dans le fond du sujet, ce qui doit être bien gênant pour échanger avec ses nombreux confrères étrangers…

  8. Olivier
    18 juin 2013

    Et pour ceux qui pensent toujours que la recherche française dans ce domaine est admirée dans le monde entier :

    Les grands spécialistes français de l’autisme nous assurent que la recherche sur l’autisme en France est à la pointe ! Nous n’aurions pas 40 ans de retard, contrairement à ce que certains malveillants veulent nous faire croire. Naturellement non, et grâce à l’apport de la psychanalyse, spécificité française que le monde entier nous envie, nos connaissances rayonnent sur la littérature scientifique mondiale avec un éclat éblouissant.

    Un moyen simple d’évaluer ce rayonnement est de pratiquer une simple étude bibliométrique, via, par exemple, la base internationale exhaustive, Web of Knowledge, interrogée ce 18 juin 2013. Ces outils permettent de recenser le nombre de publication dans des revues de référence, et d’étudier l’impact de ces travaux, assimilé au nombre de fois où ces travaux sont cités (plus un travail est original, contributif et pertinent, plus il est cité par les pairs qui travaillent dans le domaine). L’index H est un calcul des citations d’un auteur, qui reflète l’impact de ses travaux[i]

    Nos pieds-nickelés nationaux brillent par leurs recherches étourdissantes. Des Professeurs d’université qui publient à une allure étourdissante : Bernard Golse a écrit (ou co-écrit, ou a été associé à…) 94 articles, cités 374 fois, soit un index H de 9 (lorsque les spécialistes internationaux de l’autisme, comme Simon Baron-Cohen ont publié près de 300 articles, avec un index H de 63) ! Pierre Delion fait plus fort encore : auteur ou co-auteur de 22 articles, cités 82 fois, et un index H de 5 (le niveau d’un interne). Michel Botbol a participé à 29 publications, et son index H culmine à 6, avec 85 citations. Laurent Danon-Boileau, 6 références, 18 citations et un index H de 2. Il est certain qu’avec de tels pédigrées, ces redoutables scientifiques, auteurs de nombreux ouvrages sur le sujet de l’autisme, auraient été recalés par n’importe quel Conseil National Universitaire, y compris pour l’accès à un poste de Maitre de conférence. . .

    Un tel rayonnement a de quoi laisser songeur. L’éblouissement peut confiner à de l’aveuglement… »

  9. Gilles
    18 juillet 2013

    Il m’a fallu du temps pour comprendre que ce n’est pas la pensée psychanalytique qui génère un comportement psychanalytique… mais l’inverse : un comportement « psychanalytique » qui génère une pensée post-hoc.
    Un bon vieux système de défense de caste. Ni plus, ni moins et quels que soient les parements de langage dont il peut faire l’objet.

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Cette entrée a été publiée le 11 juin 2013 par dans Autisme, Jean-Claude Maleval, et est taguée , , , , , .

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