Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Aldo Naouri sur les mères entièrement dévouées

« ELLE. Dans votre livre, vous évoquez ces mères entièrement dévouées et qui ne font plus l’amour après la naissance de leur bébé. Vous parlez d’une consultation où vous dites à un père devant sa femme : « Violez-la ! » C’est choquant : le viol, y compris conjugal, est un crime condamné par le Code pénal.
Aldo Naouri. C’est évidemment une provocation ! J’étais devant un homme qui me disait : « J’en crève d’envie mais j’attends qu’elle veuille. » Sa femme le regardait sans rien dire. J’ai dit en exagérant : « Violez-la ! » C’était excessif mais c’était une manière de dire : allez-y, foncez, ça viendra bien ! D’ailleurs, à ces mots, le visage de la femme s’est illuminé ! »

(Aldo Naouri : « Nous sommes tous des parents tordus », ELLE, le 29 mars 2013)

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13 commentaires sur “Aldo Naouri sur les mères entièrement dévouées

  1. Tex Avery 31
    11 avril 2013

    Brave Aldo, toujours prêt à sortir une couennerie, question comment fait-il pour débiter tant de bêtises en étant d’une fierté imperturbable…

  2. Jacques Van Rillaer
    12 avril 2013

    Dans son livre « Choisir une psychothérapie efficace » (Odile Jacob, 2011), Jean Cottraux énumère 230 formes de psychothérapie.
    Voilà une 231 : le « viol conjugal » comme remède à la baisse de libido chez la jeune mère.
    Une étude N=1 a montré que le visage de la patiente s’illumine.
    On est impatient de voir jusqu’où généraliser cette observation.

  3. Tex Avery 31
    14 avril 2013

    Quant au Code pénal, pourquoi voudriez-vous qu’un psychanalyste s’en préoccupe puisque ce sont eux et eux seuls qui sont autorisés à dire ce qui est permis ou interdit au nom du Grand Signifiant et de son saint Ordre symbolique.
    Bandes d’hérétiques, convertissez vous à la sainte parole du saint apôtre Aldo Naouri.

  4. aufildesjours
    17 avril 2013

    Aldo Naouri ne dit pas que des bêtises en matière de parentalité. Il dit aussi d’énorme C*NNERIES.

    Dans une interview accordée à Femme Actuelle (n°684), le « défenseur des pères » (sic) explique le rôle du père dans une famille. Femme Actuelle demande : « Dans les cas de ce que l’on appelle  » les familles recomposées « , qui est le père ? Le géniteur (sic) ou celui qui vit avec l’enfant ? ».

    Aldo Naouri répond : « Qui a fonction de père dans la tête de la mère ? A qui reconnait-elle un droit de regard sur ses relations avec son enfant ? C’est celui-là le père. Tout enfant a trois pères : un père géniteur, un père social …/… et un père fonctionnel, celui qui remplit la fonction de père. Ces trois pères peuvent n’en faire qu’un. Ou pas. Quel est celui qui exerce la fonction paternelle ? Celui que la mère a élu, à condition toutefois qu’elle lui reconnaisse une vraie place et que lui l’accepte. …/… c’est dans sa mère que l’enfant découvre son père… De toute façon, il n’en a pas besoin concrètement. Il est comblé par sa maman …/… Il y a absence de père quand il n’y a personne pour remplir la fonction paternelle, c’est-à-dire personne pour faire obstacle à la toute puissance maternelle. Or, on l’a vu, ne peut faire obstacle que celui à qui la mère reconnaît ce droit. Partant de là, on peut comprendre que la présence réelle, effective, du père aux cotés de l’enfant n’est pas absolument indispensable. S’il est vraiment présent dans les pensées et les comportements de la mère, il peut être loin, jamais là, mort même, il remplit tout de même sa fonction paternelle. …/… c’est une fonction, disons atomisable. N’importe qui peut la remplir (un oncle, un professeur, un ami de la famille, une grand-mère même…) à partir du moment où la mère reconnaît à cette personne le droit de s’interposer entre elle et son enfant, où elle s’incline dans les limites qu’on lui impose. Même un gardien de square qui interdit de monter sur les pelouses, un agent de police qui n’autorise pas à traverser à tel endroit ont une fonction paternelle. Disons qu’ils sèment une espèce de poussière de fonction paternelle, la dose minimale pour que l’enfant ne devienne pas fou…./…».

    • texavery31
      18 avril 2013

      question : pourquoi malgré des énormités les magazines continuent-ils à interviewer des psychanalystes ? Pourquoi des personnes continuent-elles à donner de l’importances à des propos qui relèvent de la ratiocination, de la spéculation gratuite, etc….

      • aufildesjours
        18 avril 2013

        Je suppose que c’est parce qu’il n’y a pas suffisamment de monde pour réveiller l’opinion publique… A part quelques exceptions personne ne milite auprès des élus (http://www.fildarianeparents.org/)… Parce qu’il existe en France probablement au moins une école Françoise Dolto dans chaque ville… Parce que les psy qui sont conscients de la situation (c’est à dire presque tous) ne peuvent (veulent) dire du mal des obédiences de leurs pairs… même si cette psychanalyse est en partie responsable des suicides d’environ 1000 pères de famille par an et si à cause d’elle environ 34% des enfants ne voient plus du tout leur père !

        D’ailleurs, je n’ai pas pu le vérifier intégralement, mais il pourrait être intéressant de relever l’obédience des psy impliqués dans chaque grosse erreur judiciaire (comme Outreau) afin de voir si statistiquement parlant, il existerait un lien de causalité !

        Pour finir, je pense que les pouvoirs publics pourraient prendre des dispositions, si des études chiffrées montraient clairement ces préjudices et leur gravité. A défaut, c’est que tout va bien.

      • aufildesjours
        18 avril 2013

        En complément par rapport à mon précédent message partit trop vite :
        – 34% des enfants du divorce ne voient plus du tout leur père : http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-info/i2832.pdf
        – environ 1000 suicides de pères de famille (dont quelques mamans) : http://www.helene-romano.fr/ressources/plan_violence_sante2005.pdf
        – etc.

  5. Jacques Van Rillaer
    17 avril 2013

    Ce qui est merveilleux avec la psychanalyse, c’est que des tas de gens croient vos paroles, sans que vous ayez dû faire des observations méthodiques. Il vous suffit de penser en fonction des Ecritures freudiennes et/ ou lacaniennes pour avoir réponse à toutes les questions de thérapie et d’éducation.

    Jung raconte que Freud disait: “Cela doit être vrai, puisque je l’ai pensé” (*).
    C’est la devise de beaucoup de freudiens et de tous les lacaniens.

    (*) cité par Borch-Jacobsen, M. & Shamdasani, S. (2006) “Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse”. Paris: Les empêcheurs de penser en rond, p. 234.

  6. Philippe
    18 avril 2013

    Depuis 1965, les femmes peuvent ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari. Depuis à peu près la même date, des hommes ont des relations directes et spontanées avec leurs enfants, sans qu’il leur vienne à l’idée d’en demander l’autorisation à leur compagne.
    Ce faisant, peut-être enfreignent-ils des lois de la psychanalyse qu’ils ne connaissent pas. Mais ce n’est pas grave : leurs enfants ne les connaissent pas non plus.

  7. Philippe
    19 avril 2013

    « une école Françoise Dolto dans chaque ville… », peut-être pas, mais une école « maternelle » certainement !
    Depuis 1970, on ne parle plus de puissance paternelle mais d’autorité parentale. On voit que le vocabulaire (et ce qu’il y a derrière) ne progresse pas de façon uniforme. On reste encore sur des oppositions liées au genre, par exemple en confinant les femmes dans leur rôle maternel.

  8. Hervé
    20 avril 2013

    Je ne sais pas bien quoi ou qui est l’illuminé dans cette histoire .

    J’apprends dernièrement que Moscovici dont la mère est psychanalyste, et qui a suivi lui même une cure ( conf émission déshabillons-les), est l’heureux partenaire d’une jeune femmes de 25 ans depuis 5 ans ! donc à été l’heureux partenaire d’une jeune de 20 ans à 50 ans !
    Comme quoi la psychanalyse appliquée aux enfants de psychanalystes ne marche pas non plus !

    • Jacques Van Rillaer
      21 avril 2013

      Pour en savoir plus sur les enfants de psychanalystes, voir le livre de Mari-Bouzid: « Les enfants de la psychanalyse » et, pour s’en faire une idée, son compte rendu sur le site de « Science et pseudo-sciences »:
      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1976

  9. Les psychologues auraient inventé le terme de l’aliénation parentale pour justifier de soigner les parents en cas de desaccord entre eux sur la garde des enfants. Mais est-ce réel ou fantasmé comme « nouvelle maladie » ..? Merci à vous.

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Cette entrée a été publiée le 29 mars 2013 par dans Aldo Naouri, Parentalité, Sexualité, et est taguée , , , , .

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