Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Richard Abibon sur l’acoupure dans l’autisme

« […] j’aime beaucoup votre façon de poser question. si vous posez ainsi celle de l »autisme, ça me donne envie de donner quelques pistes , vu que j’en pas mal fréquenté. enfin, fréquenté, disons j’ai cotoyé des gens dont je dirais qu’ils étaient sur le bord, le bord du langage, ce dont il témoignaient, me semble-t-il, en se situant sans cesse au bord: sur les seuil de portes ou de fenêtres, le long des bordures de trottoir, etc… leur corps aussi semblait n’être qu’un bord sans dedans ni dehors. ce qui pouvait entrer par la bouche pouvait rester de longues minutes d’hésitation sur le seuil des lèvres ou produire un continuel mouvement d’entrer-sortir… il en était de même pour le caca, qui était le plu souvent mangé aussitôt: ce qui doit sortir devait aussi rentrer aussitôt. d’ailletrus ils ne parvenaient guère à faire la différence entre ce qui se mange et ce qui en se mange pas : caillou, terre, et excréments subissaient le même sort que la nourriture. pour ce qui est de leur rapport à l’autre, je constatais la même chose : une caresse se changait instantanément en coup, un bisou en morsure, toujours sur le bord entre l’amour et la haine; voilà ce qui résume la situation : une coupure qui en parvient pas à trancher de façon à se construire un corps différent de l’environnement, rendant également aléatoire toute coupure entre les éléments de l’environnment; j’ai d’ailleurs appellé ça l’acoupure. est-ce ça l’autisme? après tout peu importe. nous aussi nous avons nos ambivalences, nos incertitudes, nos difficultés avec l’entrer et le sortir; ça ne nous envahit pas complétement, c’est tout; »

(Facebook, groupe • AUTISME •, le 15 juin 2012 à 17h47, permalien)

Publicités

2 commentaires sur “Richard Abibon sur l’acoupure dans l’autisme

  1. woody allen 31
    26 juin 2012

    généralisation abusive, interprétation subjective, conclusion péremptoire… Vraiment la psychanalyse empêche de penser, il suffit d’utiliser une vingtaine de « concepts », de les enrober dans un langage docte et voilà… Le même Abibon dans ses recherches topologiques (ou l’art de faire des noeuds aux gouttes d’eau), vous explique doctement comment il a pu guérir au bout de 12 ans une femme souffrant de PMD, par de brillantes explications sur l’acoupure. Douze ans ans d’analyse, une rente ou comment se faire de l’argent sans se fatiguer, de pratiquer le rackett sur personnes vulnérables en toute légalité au nom du soin psychique. Escroc !

  2. Alexandre76
    17 octobre 2012

    Pathétique !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 15 juin 2012 par dans Autisme, Psychanalyse, Richard Abibon, et est taguée , , , , .

ARCHI-VAIN

CAT & TAIRE

%d blogueurs aiment cette page :