Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Jacques-Alain Miller sur l’église catholique

« Je dois dire, même si ça n’est peut-être pas l’avis de tous ici, que je trouve remarquable la façon dont l’église catholique, encore aujourd’hui, lutte pour protéger le réel, son ordre naturel, pour les questions de la reproduction, de la sexualité ou de la famille. »

(Conférence à Buenos-Aires, le 27 avril 2012)

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15 commentaires sur “Jacques-Alain Miller sur l’église catholique

  1. Josiane
    31 mai 2012

    Excusez l’expression mais… C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

  2. Josiane
    31 mai 2012

    Ou plus folklorique : « le chameau ne voit pas sa bosse ! » 😀

  3. muriel
    31 mai 2012

    Hallucinant … Qu’en est-il de sa fille illégitime qu’il a eue avec une femme mariée ?????
    J’dis ça, j’dis rien !

  4. Jacques Van Rillaer
    7 juin 2012

    En 4e de couverture du livre de Lacan « Le triomphe de la religion » (éd. Seuil, 2005), J.-A. Miller écrit :

    « “Je suis un enfant de curé”, disait Lacan. Éduqué par les Frères maristes, il fut un garçon pieux et acquit une connaissance sensible, intime, des tourments et des ruses de la spiritualité chrétienne. Il savait aussi merveilleusement parler aux catholiques et les apprivoiser à la psychanalyse. La Société de Jésus misa sur son École.
    Freud, vieil optimiste des Lumières, croyait que la religion n’était qu’une illusion, que dissiperaient dans l’avenir les progrès de l’esprit scientifique. Lacan, pas du tout : il pensait au contraire que la vraie religion, la romaine, à la fin des temps embobinerait tout le monde, en déversant du sens à pleins tuyaux sur le réel de plus en plus insistant et insupportable que nous devons à la science. »

    JAM est vraiment l’héritier, dans tous les sens du mot, de son beau-père.
    Amen

  5. Justine CLAIRE.
    18 juillet 2012

    Si l’on ne connaît de tous les psychanalystes et de tout JAM que CETTE citation, on fera la remarque, naïve, que « remarquable » peut avoir plusieurs sens, et, en particulier, un sens ironique. C’est le problème de ce site: celles et ceux qui peuvent se moquer de ces citations ne peuvent le faire que pour deux raisons: – soit elles/ils ont déjà une bonne connaissance du jargon analytique et une idée de la raison pour laquelle les discours analytiques sont creux (elles/ils savent de quoi elles/ils rient) – soit elles/ils ne comprennent rien, tout simplement, et rigolent par réaction de défense, comme elles/ils se moqueraient également d’un poème d’André Breton ou de René Char (elles/ils sont connes/cons)… Bref, ce genre de sites dessert la cause de la rationalité, à mon avis, mais chacun-e est libre de perdre son temps comme elle/il l’entend…

    • Jacques Van Rillaer
      20 juillet 2012

      JAM fait en effet souvent de l’ironie. Il a également la spécialité de truquer des citations. Voir cet exemple :

      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article717

      Si Justine Claire a le privilège de comprendre le discours lacanien, comme d’autres comprennent Breton et Char (ceux-ci étant tout de même infiniment plus compréhensibles que Lacan et JAM), je l’invite à nous expliquer la 2e des phrases par lesquelles Lacan terminait son exposé à l’ORTF (reproduit dans « Télévision », éd. Seuil) :

      « L’interprétation doit être preste pour satisfaire à l’entreprêt.
      De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire »

      A écouter, avec tout le pathos que requiert cet énoncé, sur :

      A l’époque où je faisais encore partie de l’Ecole belge de psychanalyse (années 1970), un groupe de lacaniens zélés a séché pendant deux soirées sur la signification de ces deux phrases (essentiellement le 2e bien sûr).

      Après que Justine Claire aura donné la signification, je dirai ce que Lacan lui-même, interrogé par l’un d’entre nous sur ces phrases, a répondu.

  6. Paien
    20 juillet 2012

    Justine avait remarqué la vacuité des théories psychanalytiques……..

    • Justine CLAIRE.
      31 juillet 2012

      Merci Paien. Monsieur Van Rillaer a très bien compris ma remarque. Il se livre à une argutie rhétorique bien connue: le changement de sujet, pour ne pas avoir à répondre sur le fond. C’est le gros problème: des deux côtés, celui des lacaniens, et celui des anti-lacaniens: l’outrance polémique dés lors que l’on ose s’aviser de suggérer que certains procédés sont intellectuellement douteux, voire malhonnêtes…

  7. Jacques Van Rillaer
    1 août 2012

    Réponses à Justine CLAIRE:

    1) Lacan, son héritier (JAM) et ses dévots sont des magiciens du verbe.
    Ils cultivent avec une maîtrise inégalable l’art de l’esquive.

    (Re)lire à ce sujet « Les impostures intellectuelles » de Sokal et Bricmont.
    Pour une présentation, voir :

    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0ltcG9zdHVyZXNfaW50ZWxsZWN0dWVsbGVzLmRvYw%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    ou (re)lire Roustand, un ex-lacanien, qui a fini par être outré des ambiguïtés constantes de la logomachie lacanienne. Echantillon :

    «Lacan peut affirmer n’importe quoi, et même le contraire, on y adhère sans délai. Durant quinze jours le bruit a couru que la forclusion était réversible, car, de très bonne source, le sachant l’avait dit : donc, tout le monde le croyait. Passé ce délai, les mêmes très bonnes sources devaient faire savoir qu’il n’en était rien : le même tout le monde crut qu’il n’en était donc rien et que la forclusion n’était pas réversible» (Un destin si funeste, p. 49).

    Lacan et JAM débitent des mots comme en proférait la Pithie à Delphes, dans le sanctuaire d’Apollon… Leurs procédés sont franchement malhonnêtes.

    2) J’ai posé une question à Justine Claire. Elle n’a pas daigné répondre (ne fusse que « je ne sais pas »).
    Peut-elle expliquer clairement ce que veut dire la 2e phrase de la conclusion de l’interview de Lacan à l’ORTF :
    « L’interprétation doit être preste pour satisfaire à l’entreprêt.
    De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire » ?

    Si elle n’est pas elle-même lacanienne, ses propos suggèrent qu’elle prend le lacanisme au sérieux, qu’elle le défend et qu’elle a des amis lacaniens
    … à moins qu’elle ne soit en « âne-à-lyse » « lac-âne-ienne ».

    Après sa réponse, je dirai ce qu’un de mes collègues (à l’époque où j’étais membre de l’Ecole belge de psychanalyse) m’a rapporté de ce que Lacan (chez qui il faisait ses contrôles) lui a dit à ce sujet.

    • Justine CLAIRE.
      2 août 2012

      Je n’ai pas répondu à votre question parce qu’elle n’a aucun rapport avec ce que j’avançais. Vous inversez la charge de la preuve. Vous êtes un sophiste (et mauvais en plus). Avec des anti-lacaniens comme vous, les lacaniens peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Adieu monsieur…

      • Debra Cam.
        15 octobre 2013

        Magnifique réponse. Merci Justine.
        Effectivement en voyant les 2 réponses ci dessous, de J. Van Rillaer qui s’obstine sur un point qu’il ne lâchera pas pour rester dans ces certitudes et surtout penser à votre place (ce merveilleux « Vous n’avez pas l’honnêteté de reconnaître que Lacan faisait des associations de pensées qui, très souvent, n’avaient aucun sens.  »
        Ce n’est pas « un aveu d’impuissance » que de ne pas répondre. Sauf si on est dans le rapport de force. C’est juste qu’elle lâche prise parce qu’il n’y a pas de discussion possible quand on est face à quelqu’un qui veut vous convaincre et non discuter face à l’altérité.
        Après que certains n’aiment pas certaine psychanalyse, on s’en fout un peu. Là on parlait de la citation et j’ai bien aimé la remarque de Justine car je regarde autrement cette citation.

  8. Jacques Van Rillaer
    3 août 2012

    Chère Justine CLAIRE

    Merci pour ce magnifique aveu d’impuissance. Vous n’avez pas l’honnêteté de reconnaître que Lacan faisait des associations de pensées qui, très souvent, n’avaient aucun sens. Acharnée comme vous l’êtes à le défendre, il semble évident que vous gagnez votre vie, peut-être grassement, grâce à la rhétorique lacanienne.

    Le public ne devrait jamais perdre de vue que l’infrastructure des arguments des psychanalystes est la défense de leur moyen de subsistance et, pour beaucoup d’entre eux, un moyen facile de devenir riche et puissant. Pour le rôle de l’argent chez Lacan, le modèle insubmersible des lacaniens, voir :

    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0FyZ2VudC5MYWNhbi5kb2M%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    Plus généralement, voir pour les bénéfices, à peine cachés, du métier de psychanalyste et du job en or de didacticien :
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article294

    Vous m’écrivez : « Vous êtes un sophiste (et mauvais en plus) ».
    Je m’étonne que vous ne m’ayez pas, comme Freud et ses disciples le font généralement pour les opposants, psychiatrisé.
    Pour des exemples :

    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0ZyZXVkLlBzeWNoaWF0cmlzYXRpb24ucGRm&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    Vous avez raison : les lacaniens peuvent dormir sur leurs deux oreilles … du moins en France. Dans l’Hexagone, la psychanalyse est partout, les journalistes, à quelques exceptions près, diffusent les sophismes de l’intelligentsia lacanienne. Voir l’analyse parue dans la revue « Science et pseudosciences » :

    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1540

    Dans un pays comme la Hollande, le lacanisme est quasi inconnu ou passe pour de la sophistique. Mais la France est le centre du monde, n’est-ce pas.

    Bonne nuit (de l’esprit critique),

    J. Van Rillaer, ex-analyste freudo-lacanien

  9. Jacques Van Rillaer
    3 août 2012

    Chère Justine,

    Avouez que le motif de votre refus d’expliquer « De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire » est risible.
    Je vous remercie pour cet aveu d’incapacité à expliquer la logomachie lacanienne.

    A vous lire, on comprend que vous tirez des bénéfices, pas seulement intellectuels, du lacanisme.
    Le public ne devrait jamais perdre de vue que l’infrastructure des arguments des psychanalystes est la défense de leur moyen de subsistance et, pour beaucoup d’entre eux, un moyen facile de devenir riche et puissant. Voir à ce sujet cette analyse parue dans « Science et pseudo-sciences » :

    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article294

    Comme vous le dite « les lacaniens peuvent dormir sur leurs deux oreilles ».
    Il faut préciser : en France et en Argentine.
    Pas seulement à cause d’anti-lacaniens comme moi, mais avant tout grâce à la diffusion massive du lacanisme en France et à la naïveté d’un grand nombre de journaliste, qui ignorent ce qu’est une démarche scientifique et se laissent éblouir par des discours qu’ils ne comprennent pas.
    Voir au sujet de la psychanalyse dans les médias, une autre analyse parue dans « Science et pseudo-sciences » :

    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1540

    Bonne nuit

    • Debra Cam.
      15 octobre 2013

      pourquoi pas ? et alors ?
      vous n’aimez pas mais alors pourquoi essayez de convaincre les autres ?
      je n’ai rien contre les TCC mais en même je vois bien que pour soigner l’anorexie ces gens là ne peuvent rien. Donc critiquer la psychanalyse mais n’empêchez pas les autres de faire leur travail.

  10. Jacques Van rillaer
    17 octobre 2013

    1) Je réponds à la remarque — « naïve », dit-elle elle-même — de Justine : « Remarquable » peut avoir plus sens. OK, « remarquable », comme la plupart des mots, a plusieurs sens.
    Le « Petit Robert » en donne deux : « 1. Digne d’être remarqué, d’attirer l’attention. 2. Digne d’être remarqué par son mérite ».

    Dans cette citation, je pense que Lacan utilise le 2e sens mentionné. En effet, on peut le lire en 4e de couverture du livre de Lacan Le triomphe de la religion. Précédé de Discours aux Catholiques (Seuil, 2005), sous la plume de son gendre : « “Je suis un enfant de curé”, disait Lacan.
    Éduqué par les Frères maristes, il fut un garçon pieux et acquit une connaissance sensible, intime, des tourments et des ruses de la spiritualité chrétienne. Il savait aussi merveilleusement parler aux catholiques et les apprivoiser à la psychanalyse. La Société de Jésus misa sur son École.»

    2) Je reviens sur une deuxième remarque de Justine :
    ceux qui rigolent de Miller, Lacan et Cie le font par réaction de défense. Elle ajoutait: «elles/ils sont connes/cons».
    J’ai donné un échantillon de la prose lacanienne qui illustre le fait que, selon moi, ce sont celles/ceux qui affirment comprendre qui sont — pour reprendre le qualificatif de Justine — « connes/cons ». Ils sont comme les enfants du conte d’Andersen. Ils disent : « comme l’Empereur a des beaux habits » alors qu’il est tout nu…

    En France, ce n’est pas facile pour bon nombre d’intellectuels de dire que le jargon lacanien relève de l’imposture. Claude Lévi-Strauss a mis du temps à oser le reconnaître. Voir :

    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLkxldmktU3RyYXVzcy5kb2M%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    3) Un mot à Debra qui écrit le 15 octobre : «je regarde autrement cette citation» («De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire»). Est-elle/il capable d’écrire comment elle/il la « regarde » ou ne fait-elle/il que regarder sans comprendre ?

    4) Plus loin, elle/il écrit : « critiquez la psychanalyse mais n’empêchez pas les autres de faire leur travail ».
    Merci pour l’autorisation de critiquer la psychanalyse. Depuis que j’ai compris ses côtés esbroufe et malfaisant, je continue d’éclairer ceux qui ont des doutes (je n’ai aucun espoir d’éclairer les autres).
    Quant à croire que je pourrais empêcher les freudiens et les lacaniens « de faire leur travail », je n’y compte vraiment pas. La France (et l’Argentine) restera pour longtemps encore « Terra freudiana ».
    Deux raisons parmi d’autres : dès le lycée, tous les Français apprennent au cours de philo que Freud est le Christophe Colomb de l’Inconscient ; Lacan a ouvert toute grande la porte au job de psychanalyste. C’est à cause de ses frustrations qu’il y a aujourd’hui des milliers de lacaniens en France (et en Argentine). Sur ce dernier point, voir :
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1825

    5) Un mot sur l’anorexie : dans certains cas, le problème se résout sans thérapie (j’en connais plusieurs), dans d’autres, les TCC aident, dans d’autres encore rien ne fonctionne et la personne y laisse sa vie.
    Un livre écrit par des comportementalistes auxquels j’ai envoyé plusieurs anorexiques qui sont sorti(e)s de cet enfer :
    Simon, Y. & Nef, F. (2002) Comment sortir de l’anorexie. Et retrouver le plaisir de vivre. Paris: Odile Jacob, 222 p.

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Cette entrée a été publiée le 27 avril 2012 par dans Culture & Société, Jacques-Alain Miller, Parentalité, Sexualité, et est taguée , , , , , .

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