Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Alain Didier-Weill sur l’affaire DSK

« Cela peut s’appeler un acte manqué. Un acte qui consiste à obéir à cet état de surveillance qui est autour de lui, pour desservir au final son propre destin. Mais si on parle d’acte manqué ou d’un acte irrationnel, on peut dire aussi l’inverse et lui donner un sens contraire. Dans une période où la censure autour de lui est étouffante, surgit une espèce de levée intempestive du refoulement sexuel élémentaire. C’est un autre aspect, et en ce sens ce serait un acte réussi pour ses adversaires. »

(Une catastrophe, pire, une catastrophe attendue, Libération, le 16 mai 2011)

Publicités

2 commentaires sur “Alain Didier-Weill sur l’affaire DSK

  1. hypathia09
    30 mai 2012

    C’est donc entendu c’est pas la faute des violeurs si leurs quiqui les conduit vers de mauvaises femmes …C’est de leur faute à elles en fait bien sur ! Pffuuuit et de toute façon c’est pas clair ce qu’il dit !

  2. Jacques Van Rillaer
    13 août 2012

    Une hypothèse alternative aux élucubrations du cofondateur de l’ »Association du Coût freudien » (une des innombrables chapelles lacaniennes, dont le nom évoque joliment la question du fric) est que DSK a tout simplement développé une addiction au plaisir sexuel, qu’il a fait ce que font des hommes riches dans les hôtels de luxe (où l’on trouve facilement des services sexuels) et que, pour une fois, l’affaire a mal tourné.

    L’addiction sexuelle est un problème beaucoup plus répandu qu’on ne le croit, comme l’a montré depuis 1983 Patrick Carnes dans “Out of the Shadows : Understanding sexual addiction” et ensuite dans la revue “Sexual Addiction and Compulsivity”, dont il est le rédacteur.

    Il existe des traitements cognitivo-comportmentaux, auxquels DSK n’a sans doute jamais songé sérieusement, vu son entourage pro-freudien.
    Faut-il rappeler que sa fidèle épouse, Anne Sinclair écrivait dans le revue de BHL, à propos du “Livre noir de la psychanalyse” :
    “Il y a un effet ‘Nuit de cristal’ à démolir avec tant de fureur l’œuvre du plus célèbre médecin juif viennois, qui, par l’invention de la psychanalyse, permet aux individus qui la pratiquent de se frayer un chemin de liberté dans leur propre vie. […] La psychanalyse n’est pas une quête intellectuelle, une curiosité mondaine, ni même une envie de se connaître mieux. C’est une thérapie, longue, coûteuse et souvent douloureuse, mais qui permet d’aller mieux. C’est une plongée accompagnée dans des eaux troubles pour entrevoir une petite lumière s’allumer au bout du tunnel” (La Règle du jeu, 2006, n° 30, p. 288)

    Souhaitons à DSK qu’Anne Sinclair l’aide à trouver l’analyste qui le fera entrevoir une petite lumière s’allumer au bout du tunnel.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 16 mai 2011 par dans Alain Didier-Weill, Culture & Société, Sexualité, et est taguée , , .

ARCHI-VAIN

CAT & TAIRE

%d blogueurs aiment cette page :