Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Elisabeth Roudinesco sur l’efficacité

« L’efficacité n’est jamais un argument : ni en médecine, ni en science, ni dans les arts ou la littérature. »

(La haine de la pensée est partout, Psychologies, avril 2011)

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5 commentaires sur “Elisabeth Roudinesco sur l’efficacité

  1. hypathia09
    30 mai 2012

    Alors elle c’est le pompon Mme Roudinesco ancienne « apparatchik du Parti communiste » n’est efficace que quand elle « fait des procès » car elle a du fric et elle a gardé la « procédure stalinienne » particulière à cette secte. Le pouvoir d’avoir raison même si on a tort et vivre de mensonges, couillonades, en apparaissant comme victime ..ELle devrait voir un « victimologue » cette pauvre femme.

  2. Van Rillaer
    31 mai 2012

    Dans cette même interview (« La haine de la pensée est partout »), Mme Roudinesco déclare :
    « En France, il y a une incontestable dégradation de l’université, mais surtout un mépris croissant pour les intellectuels. La haine de la pensée transpire partout ».

    On peut y voir très précisément un effet de la lacanisation de la société française.
    Rappelons que Mme Roudinesco écrit ailleurs : « La France est le seul pays au monde où ont été réunies pendant un siècle les conditions nécessaires à une intégration réussie de la psychanalyse dans tous les secteurs de la vie culturelle, aussi bien par la voie psychiatrique que par la voie intellectuelle. Il existe donc dans ce domaine une exception française. » (Pourquoi la psychanalyse ?, p.130)

    On observe la même situation en Argentine, l’autre pays où la psychanalyse lacanienne est omniprésente dans les médias, l’enseignement et le soin psychologique.

  3. vdrpatrice
    1 juillet 2012

    « L’efficacité n’est jamais un argument : ni en médecine, ni en science, ni dans les arts ou la littérature.”

    Citons d’abord Wikipédia.fr, dans son article consacré à l’efficacité :

    « L’efficacité qualifie la capacité d’une personne, d’un groupe ou d’un système de parvenir à ses fins, à ses objectifs (ou à ceux qu’on lui a fixés). »

    – La science (empirique), la vraie, a forcément des buts, dont un, primordial, en particulier : corroborer des théories sur des faits, afin que leurs contenus empiriques permettent de toujours mieux décrire les faits. Mais, il est vrai qu’une science (empirique), digne de ce nom, ne peut jamais, logiquement, atteindre aucune vérité certaine et définitive, ou, autrement dit, aucun déterminisme absolu post faciae, c’est-à-dire, après un test, ou une série de tests indépendants et reconnus par une communauté de chercheurs. Où donc réside « l’usage nécessaire de l’efficacité » en science ?

    Pour commencer, dans l’analyse épistémologique des tous derniers tests effectués sur des faits, ou encore des toutes dernières théories jugées les mieux corroborées. A ce stade, il s’agit de poser les questions suivantes aux scientifiques : « pourquoi pensez vous avoir le droit de dire que les corroborations (ou les réfutations) obtenues à l’issue de vos tests, sont « scientifiques », et selon quels critères objectifs ? Autre question corollaire : « pourquoi pensez vous avoir le droit de dire que les tests que vous avez effectués sont valides, sont eux-mêmes scientifiques, et en fonction de quels critères objectifs ? » … Si donc, on ne dispose d’aucun outil « de regard épistémologique » qui soit indépendant de l’entreprise scientifique, comment pourrions-nous nous dire aptes à évaluer ses résultats ? La première efficacité, dans la science, dépend donc toujours, de … l’efficacité de l’épistémologie dont on se sert pour évaluer la science. La seule épistémologie qui soit efficace, c’est celle qui est parvenue a évacuer tout recours psychologisme dans sa propre édification, comme celle de Karl Popper, dans « La logique de la découverte scientifique », livre dont je recommande une lecture détaillée, sérieuse, et attentive à Madame Roudinesco.

    Mais une nouvelle science qui veut s’implanter, ne peut se passer à ses débuts, d’engagements ontologiques parmi lesquels se trouvent nécessairement des énoncés encore métaphysiques, qu’une efficacité épistémologique doit parvenir progressivement à transformer en énoncés testables, donc à éliminer, ainsi que le démontra Popper, notamment dans son livre « Les deux problèmes fondamentaux de la théorie de la connaissance », en opposition au tenants du positivisme logique du Cercle de Vienne, qui eux, affirmaient, à tort, qu’il fallait éradiquer toute métaphysique, y compris dans les premiers pas d’une science en train de naître. A ce stade, il faut donc que l’outil épistémologique employé, puisse, de prime abord, contenter tout le monde, pour que la communauté des chercheurs puisse finir par trouver un accord sur les énoncés métaphysiques qui peuvent être transformés en énoncés testables, et sur ceux qui doivent être d’emblée, définitivement rejetés hors du projet scientifique.

    Ensuite, l’efficacité en science, concerne bien sûr, la portée empirique des lois qu’elle parvient à corroborer, c’est-à-dire les conséquences empiriques qu’elle permet, comme par exemple la fabrication de vaccins.

    Je passe sur l’efficacité en médecine : l’affirmation de Madame Roudinesco me paraît tellement grossière, ridicule, voire irresponsable, qu’elle ne mérite même pas d’être traitée à mes yeux. Donc, passons…

    – Dans le domaine de l’art. Tout artiste, quel qu’il soit, cherche à résoudre un problème. Quel est ce problème ? C’est avant un problème de communication pour transmettre un message en usant de l’expression artistique. Les grandes oeuvres artistiques sont généralement des oeuvres universelles, qui touchent le grand nombre, précisément, parce que le message qu’elle transmettent peut être compris de tous. C’est donc grâce au génie de l’artiste, à la maîtrise de son expression que l’on peut « ressentir », « éprouver », « comprendre », « rêver », etc. certaines choses montrées, entendues, lues, touchées, etc. L’efficacité de l’artiste tient donc en la maîtrise d’un grand nombre de compétences et d’habiletés, qu’elles soient d’ordres intellectuelles et/ou manuelles, dans beaucoup de cas.

    – Pour la littérature, c’est peu ou prou, la même chose que pour l’art.

    L’efficacité fait partie aussi du « propre de l’homme ».

    Conclusion ?

    Madame Roudinesco dit vraiment n’importe quoi….

  4. vdrpatrice
    1 juillet 2012

    …en plus de cela, il serait aisé de démontrer, que l’efficacité quant elle doit toucher à des domaines complexes, ne fonctionne pas sans une pensée tout aussi complexe. En science, c’est le rationalisme critique, qui en constitue la « cheville ouvrière », mais dans les arts aussi.

    Je me permettrais donc de dire ceci : la haine de la pensée se situe là où justement on rejette « l’efficacité » dans l’entreprise humaine, dès lors qu’elle se donne un projet complexe, pour la réduire au niveau de l’animalité, quoique là encore, certains animaux, comme les orques, les dauphins, font preuve d’une intelligence visant à accroître, sinon même à enseigner à leur progéniture leur efficacité pour chasser. On les dits parfois être des « animaux supérieurs ».

    Mais je crois ce que Madame Roudinesco appelle la « pensée » consiste en cette liberté de dire ou d’écrire « librement » toutes sortes d’absurdités, à partir du moment où l’on laisse aux vestiaires toute rigueur, toute clarté, toute précision, et toute honnêteté dans l’usage des connaissances, des théories ou des concepts, qui sont considérés par les lacaniens comme des « chewing-gum ». Derrière sa haine de l’efficacité, Madame Roudinesco défend sa propre haine (masquée…) de la rigueur, de la clarté, et des autres qualités intellectuelles nécessaires à toute pensée qui souhaite s’approcher de valeurs objectives et évaluables.

    La psychanalyse lacanienne, n’est évidemment ni claire, ni rigoureuse, ni précise, ni honnête, ni … efficace. Elle est par contre remplie d’amphigouris, de verbosité inutile, d’absurdités toutes aussi croquignolesques les unes que les autres, et tout cela enrobé par une certaine brillantine pseudo-scientifique, employée comme poudre de perlin-pin-pin, afin de continuer de nous jeter de la poudre aux yeux.

  5. Indira
    16 août 2012

    Quel aveu !
    la psychanalyse n’est pas efficace…Alors à quoi sert elle ?

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Cette entrée a été publiée le 29 avril 2011 par dans Culture & Société, Elisabeth Roudinesco, Science, évaluation, DSM & TCC, et est taguée , , , , .

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