Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Jacques-Alain Miller sur la psychanalyse

« La psychanalyse est aujourd’hui comme une enclave où ne vaut pas le ratio coût/profit. Elle est d’autant plus nécessaire et d’autant plus attaquée que le ratio de rentabilité gouverne tout le reste. La psychanalyse, c’est comme Astérix! »

(Jacques-Alain Miller répond aux anti-freud au sujet du Livre noir de la psychanalyse, Le Point n° 1723, le 22 septembre 2005)

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Un commentaire sur “Jacques-Alain Miller sur la psychanalyse

  1. Jacques Van Rillaer
    7 août 2012

    J’ai largement commenté cette affirmation de JAM dans un article qui se trouve via ce lien :
    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L1JlcC5WUi5NaWxsZXIuUG9pbnQucGRm&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    J’en reprends deux remarques.

    1. En matière de psychothérapie, le ratio coût/profit ne concerne pas seulement l’argent. Pour évaluer les thérapies, il importe de comparer différents types de coûts (temps investi, intensification des symptômes, taux d’abandons, etc.) et différents bénéfices (disparition des symptômes, valorisation mondaine, estime de soi, bien-être au quotidien, etc.).

    2. Concernant le coût financier, tout le monde sait que la cure freudienne est beaucoup plus chère que la plupart des autres psychothérapies. C’est d’ailleurs pour cette raison que Freud estimait sa thérapie pratiquement inaccessible aux pauvres (voir son texte “Zur Einleitung der Behandlung”, 1913, G.W., VIII 466 ; trad. La technique psychanalytique, PUF, 1953, p. 92).
    Notons au passage que Freud écrit que, pendant 10 ans, il a toujours fait gratuitement le traitement d’un ou deux patients. Faut-il le croire ? Comment un homme aussi intelligent et préoccupé d’argent a-t-il pu continuer si longtemps cette expérience alors qu’il dit avoir constaté que toutes les thérapies gratuites, du fait d’une “énorme augmentation des résistances”, furent des échecs…
    Quelques lignes plus haut dans le même texte, Freud n’hésitait pas à écrire que le psychanalyste a le droit de demander des honoraires élevés, “comme le chirurgien”, parce que sa thérapie est efficace (id., VIII 464; trad., p. 90s).

    Sur le rôle de l’argent chez Lacan, voir :
    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0FyZ2VudC5MYWNhbi5kb2M%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

    Sur le rôle de l’argent chez Miller himself, voir :
    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0FyZ2VudC5NaWxsZXIuZG9j&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

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Cette entrée a été publiée le 22 septembre 2005 par dans Jacques-Alain Miller, Politique, Psychanalyse, et est taguée , , , , .

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