Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Françoise Dolto sur l’enfant myopathe

« II est évident que, lorsque quelqu’un gémit sans arrêt sur une souffrance qu’il a, ou qu’on veut la lui taire pour qu’il ne puisse pas en parler, comme par exemple vous avez posé une question sur les enfants myopathes, ou les enfants qui naissent infirmes, eh bien, il n’y a qu’une façon de faire avec l’enfant myopathe (l’épilepsie, c’est encore un autre problème), c’est de lui parler vrai et d’écouter ce qu’il veut ou peut en dire de son point de vue. Mais l’enfant myopathe, dont le pronostic actuel a un pronostic fatal d’aggravation du mal, il faut le lui dire tout de suite : ‘Tu as une infirmité qui peut devenir de plus en plus grave ; toi seul peux ressentir ce que tu ressens, et peut-être freiner l’évolution de ce mal, peut-être… et ce n’est pas certain’. »

(Tout est langage, Le Livre de Poche, 1989, p. 117s)

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Cette entrée a été publiée le 14 novembre 1989 par dans Françoise Dolto, Parentalité, et est taguée , , , , .

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