Freud Quotidien

Paroles de psychanalystes

Donald Winnicott sur la préoccupation maternelle primaire

« Ma thèse est la suivante: au tout premier stade, nous trouvons chez la mère un état très spécifique, une condition psychologique qui mérite un nom tel que préoccupation maternelle primaire. À mon avis, ni dans notre littérature spécialisée, ni peut-être ailleurs, personne n’a encore prêté une attention suffisante à cet état psychiatrique très particulier de la mère, dont je dirai ceci:

  • il se développe graduellement pour atteindre un degré de sensibilité accrue pendant la grossesse et spécialement à la fin;

  • il dure encore quelques semaines après la naissance de l’enfant;

  • les mères ne s’en souviennent que difficilement lorsqu’elles en sont remises, et j’irais même jusqu’à prétendre qu’elles ont tendance à en refouler le souvenir.

Cet état organisé (qui serait une maladie, n’était la grossesse) pourrait être comparé à un état de repli, ou à un état de dissociation, ou à une fugue, ou même encore à un trouble plus profond, tel qu’un épisode schizoïde au cours duquel un des aspects de la personnalité prend temporairement le dessus. »

(La préoccupation maternelle primaire. De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris, Payot, pp.168-174.)

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Cette entrée a été publiée le 8 juillet 1956 par dans Donald Winnicott, Parentalité, et est taguée , , , , , , .

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